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Hors la rue apporte depuis huit ans une aide aux mineurs étrangers en danger, principalement d'origine roumaine. Malheureusement, en huit ans, la situation s'est profondément dégradée, et la population que nous touchons dans la rue a complètement changé ; chaque année toujours plus de jeunes, dans des situations de plus en plus difficiles. La principale préoccupation que nous avons aujourd'hui est l'apparition et la très forte augmentation de jeunes mineurs en situation de traite et de prostitution. En 2009, sur les 270 nouveaux jeunes que nous avons rencontrés, plus de 40, c'est énorme, se livraient à des activités de prostitution. Face à cette situation grave et très préoccupante, nous devons redoubler d'efforts pour inventer les moyens les plus pertinents et les plus efficaces permettant de sortir au plus vite les enfants de ces situations abjectes. Ces jeunes ont besoin de l'intervention et des compétences de tous, institutions, services sociaux, police, associations pour parvenir aux meilleures solutions. Mais la mobilisation de l'ensemble des acteurs n'est pas encore selon nous au niveau des enjeux ; les situations de traite et de prostitution sont encore niées parfois et un climat tendu s'est installé autour de la question de la prise en charge des roms dont sont issus nombre des mineurs en danger que nous prenons en charge. Par ailleurs, le conseil constitutionnel vient de censurer la loi autorisant la ratification de l'accord franco roumain sur le retour des mineurs isolés. Hors La rue se réjouit que les « sages » aient considéré que les dispositions de cet accord étaient en contradiction avec l'article 16 de la déclaration des droits de l'homme de 1789. Cette décision est le fruit de près de quatre années de plaidoyer mené par l'association avec nos partenaires. Nous le réaffirmons : Hors La rue restera vigilante à la mise en place de dispositifs de protection de l'enfance conformes à l'intérêt supérieur de l'enfant, et souhaite désormais travailler avec les autorités pour construire un nouvel accord sur la base de cet objectif. Pour poursuivre nos actions et notre mobilisation, nous avons besoin du soutien le plus large, moral, technique, comme financier. Nous vous remercions par avance pour la contribution que vous voudrez bien apporter à nos projets pour ces enfants. Edouard Donnelly, président de l'association
Veuillez trouver ici le Rapport d'activité 2010
La principale préoccupation que nous avons aujourd’hui est l’apparition et la très forte augmentation de jeunes mineurs en situation de traite et de prostitution. En 2009, sur les 270 nouveaux jeunes que nous avons rencontrés, plus de 40, c’est énorme, se livraient à des activités de prostitution. Face à cette situation grave et très préoccupante, nous devons redoubler d’efforts pour inventer les moyens les plus pertinents et les plus efficaces permettant de sortir au plus vite les enfants de ces situations abjectes.
Ces jeunes ont besoin de l’intervention et des compétences de tous, institutions, services sociaux, police, associations pour parvenir aux meilleures solutions. Mais la mobilisation de l’ensemble des acteurs n’est pas encore selon nous au niveau des enjeux ; les situations de traite et de prostitution sont encore niées parfois et un climat tendu s’est installé autour de la question de la prise en charge des roms dont sont issus nombre des mineurs en danger que nous prenons en charge.
Par ailleurs, la France s’apprête à ratifier un accord de 2007 avec la Roumanie portant sur le retour des mineurs roumains isolés. Nous nous opposons fermement à cet accord qui intervient sans évaluation préalable du dispositif déjà en place et qui ouvre la voie à une possibilité d’expulsion pure et simple des mineurs, en contournant l’autorité du Juge pour enfant et l’obligation d’enquête préalable. Or si le retour au pays fait bien parti du panel de solutions que nous pouvons proposer aux jeunes, ce n’est pas le seul et souvent pas le plus adapté.
Pour poursuivre nos actions et notre mobilisation, nous avons besoin du soutien le plus large, moral, technique, comme financier. Nous vous remercions par avance pour la contribution que vous voudrez bien apporter à nos projets pour ces enfants. |


Projet européen auquel Hors la rue participe depuis maintenant 1 an et demi. Le projet s'intéresse à l’addiction aux drogues dans la communauté Sinti/Roms. Ce projet est coordonné par la commune de Bologne (Italie) avec la participation de 11 partenaires européens. 

